Lecture: Finale Coupe De France : les ultras niçois refusent un voyage officiel

Finale Coupe De France : les ultras niçois refusent un voyage officiel

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Les supporters de la de Nice ont annoncé mercredi qu’aucun déplacement officiel ne serait organisé pour la finale de la à Saint-Denis, le 22 mai. Le groupe dit qu’il sera tout de même présent au Stade de France, mais qu’il arrivera à Paris « quand nous voulons et où nous voulons ».

Leur colère vise d’abord le prix demandé. Selon eux, faire payer plus de 350 euros à un supporter niçois pour suivre son club n’est « plus du transport: c’est du mépris social », une « sélection par l’argent » et aussi une « sélection territoriale ». Le groupe affirme qu’aucun train spécial n’a été proposé à un tarif correct et parle d’un « non catégorique » de la .

La rupture est d’autant plus nette qu’une solution associant la SNCF, le club et une agence de transport avait semblé proche d’être finalisée la veille de l’annonce. Ce blocage intervient au moment où Nice s’apprête à jouer gros sur deux fronts: le club doit affronter Metz dimanche soir lors de la dernière journée de championnat, alors qu’il est 16e de Ligue 1 et actuellement barragiste, avant la finale contre à Saint-Denis. Dans ce contexte, les tribunes niçoises avaient déjà l’impression d’être au centre d’un bras de fer qui dépasse le simple voyage.

La Populaire sud dit aussi qu’elle ne réalisera pas le tifo prévu pour la finale, tout en maintenant sa présence dans l’enceinte. Le groupe présente son refus comme une réponse à ceux qui décident du calendrier, des déplacements et du cadre du soutien, citant les joueurs, les directeurs sportifs et les responsables politiques. Ces derniers jours, a d’ailleurs interpellé sur les réseaux sociaux le ministre des transports à propos de cette question.

Sur le fond, le dossier révèle surtout l’état de tension qui entoure Nice avant cette finale Coupe de France. Le club a déjà vendu environ 13.500 des 19.600 places réservées à ses supporters, et la FFF a autorisé une prolongation de la période de vente possible. Mais chez les ultras, le sujet n’est plus seulement le billet ni même le train: c’est la manière même dont on laisse ou non une base de supporters accompagner son équipe dans un rendez-vous historique. La Populaire sud résume cette fracture en avertissant que « le soutien populaire que tout le monde attendait pour ce qu’il reste à sauver de ce club en ruine, de ce club qui a perdu toute identité, se transformera en colère populaire ».

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