Le Festival de Cannes a lancé mardi 12 mai sa 79e édition, et Virginie Efira y est venue avec deux films en vitrine, « Soudain » et « Histoires parallèles ». L’actrice a surtout dit à quel point elle n’avait pas osé imaginer travailler avec Asghar Farhadi et Ryusuke Hamaguchi, deux cinéastes dont la présence à ses côtés sur la Croisette lui a confirmé, selon ses mots, l’impression ressentie dès la lecture des scénarios.
Efira a expliqué qu’elle était d’autant plus sensible à ce rendez-vous que Hamaguchi n’avait jamais fait tourner d’acteurs français avant ce projet. Pour elle, aller à Cannes avec ces réalisateurs, c’est l’aboutissement d’une promesse artistique plus que d’un simple tapis rouge. Elle y voit la confirmation que les scripts portaient déjà quelque chose de solide, et que sa venue au festival n’est pas seulement celle d’une actrice en promotion, mais d’une interprète au cœur de deux films attendus.
La présence d’Efira à Cannes est aussi l’occasion de parler de Niels Schneider, avec qui elle forme un couple et dont elle dit ne pas comparer le parcours au sien. « C’est très chouette, nous nous réjouissons toujours l’un pour l’autre », a-t-elle résumé, en rappelant que pendant deux ans, après sa grossesse, elle n’a pas travaillé alors que lui enchaînait les projets, sans jamais ressentir de manque ni de rivalité. « On ne se compare pas », a-t-elle insisté, ajoutant qu’ils partagent la même passion, la même curiosité pour le métier et qu’ils échangent beaucoup.
Ce dialogue professionnel se prolonge d’ailleurs sur le tapis cannois. Schneider doit présenter trois films au festival, dont « L’Inconnue », « Si tu penses bien » et « La Bataille de Galles: l’âge de fer ». Efira a raconté qu’il s’était transformé pour « L’Inconnue », en perdant 17 kilos, une métamorphose qu’elle dit avoir ressentie jusque dans son quotidien. « Ça change un homme, son énergie », a-t-elle dit, avant d’ajouter qu’elle avait en quelque sorte vécu avec le personnage elle aussi, à la maison.
La suite est déjà écrite. Les deux acteurs doivent se retrouver dans une nouvelle série Disney+ signée Camille de Castelnau, un projet qui mêlera la notoriété, un thriller et une comédie féroce. Efira a résumé l’intrigue en disant qu’un média fait sortir une affaire sur son personnage, qu’elle s’en tire, puis qu’une assistante se suicide et que tout bascule. Dans cette histoire, Schneider jouera aussi. À Cannes, la mécanique est simple: les films arrivent d’abord, le reste confirme que le duo travaille désormais autant à l’écran qu’à la maison.

