Lecture: Pierre Rondeau dénonce les incivilités dans le train après une enquête choc

Pierre Rondeau dénonce les incivilités dans le train après une enquête choc

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À 7h du matin, avec un menu McDo, le téléphone à fond et parfois six bagages au milieu de l’allée: sur , a dressé un portrait au vitriol de certains trajets en train, au moment même où une enquête met en lumière une exaspération très nette des voyageurs. Le débat a confirmé un malaise ancien: pour beaucoup d’usagers, le train n’est plus seulement un moyen de transport, c’est aussi un test de civisme.

Les chiffres donnent la mesure de cette irritation. 51 % des répondants disent ne plus supporter un voisin qui parle trop fort au téléphone. 42 % désapprouvent les passagers qui écoutent de la musique ou regardent des vidéos sans casque. 35 % citent les odeurs corporelles comme première plainte, tandis que 17 % sont gênés par des repas odorants, comme un sandwich au thon ou de la charcuterie. Même le fait d’enlever ses chaussures et de rester en chaussettes ou pieds nus irrite 15 % des voisins de voyage.

Rondeau a résumé son agacement avec des mots très durs, en visant ceux qu’il juge incapables de respecter le vivre-ensemble. Il a décrit des passagers qui montent avec leur repas, le son du portable au maximum, puis s’installent comme si l’espace partagé leur appartenait. Il a aussi pointé les valises déposées au milieu de l’allée, un détail banal en apparence, mais qui devient vite une source de friction dans un wagon plein.

Cette séquence s’inscrit dans un fond de malaise plus large, celui des incivilités de voyage qui reviennent régulièrement dans les conversations des usagers. L’échange a aussi fait apparaître une nuance importante: pour , le comportement des voyageurs dans les trains en France reste globalement exemplaire par rapport aux transports urbains. Elle a toutefois reconnu que certaines situations restent « très désagréable », ce que l’enquête confirme à sa manière.

Le contraste est frappant avec le témoignage de , qui dit être descendu d’un bus et avoir fini le trajet à pied à cause de l’odeur insupportable d’un munster transporté par un passager. C’est bien là que se situe le cœur du sujet aujourd’hui: les trains concentrent des tensions ordinaires, bruit, odeurs, bagages, qui ne relèvent ni du scandale ni de l’anecdote, mais d’une vie collective de plus en plus difficile à supporter pour une partie des voyageurs. Et tant que ces comportements resteront banalisés, la question ne sera pas de savoir s’il existe un problème, mais combien de passagers accepteront encore de voyager dans ces conditions.

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